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Népal
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Du 20 octobre au 6 novembre 2002
Varanasi - Kathmandu - Dhunche - Thulo Syabru -
Singh Ghomba - Gosainkund - Ghopte - Gul Bhanjyang - Chisapani -
Katmandu
Ô Népal! Nous avons à peine
traversé ta frontière que nous nous sentons déjà
comme chez nous. Tu nous as accueillis en toute simplicité
lorsque tes habitants nous ont lancé, quelques mètres
seulement après les barrières, grands sourires aux
lèvres: "Welcome in Nepal". Oh! Nous avons gardé
un peu nos distances, vieux réflexe de touristes récemment
malmenés: "Qu'est-ce qu'il veut encore nous vendre celui-là?"
Mais quelques minutes ont suffit pour comprendre que la nature de
tes gens, c'est la gentillesse à l'état pur. Nous
ne sommes que sur les plaines qui bordent toute ta frontière
sud, nous ne connaissons même pas encore la splendeur de tes
reliefs. Mais nos premiers pas sur ton sol sont déjà
une grande bouffée de fraîcheur. Il est minuit, impossible
de voir à plus de cinquante mètres dans cette nuit
noire. Il nous faudra encore quelques heures de sommeil avant que
le bus nous emmène le long d'une magnifique route escarpée
vers ta capitale: Katmandou.
Dans le bus qui nous amène jusqu'à
la frontière indo-népalaise (250km, 12 heures de voyage
et un seul arrêt
vitesse moyenne : 21km/h), nous rencontrons
pour la deuxième fois après notre grand copain Christophe
(cf. Pakistan) des compagnons de voyage:
Macarena, Yann, Hugo, Frederick, Maria et Angel. Un bus direct "
de luxe " devait être spécialement affrété
pour nous tous à Varanasi, mais, pour des raisons assez obscures,
il a été annulé au dernier moment. Mais cela
ne nous étonne plus vraiment. Il y a des choses qui dépassent
la raison, ou en tout cas notre raison d'occidentaux (on ne vous
a jamais parle de ce bus qui a voulu nous faire payer pas loin de
20 fois le prix réel de la course et qui a failli finir en
bagarre générale, j'exagère un peu. Un peu
).
Nous voilà donc tous en train de courir ou pédaler
jusqu'au terminal des autobus gouvernementaux afin d'attraper le
bus pour la frontière, sensé partir dans les quinze
prochaines minutes. C'est toujours la même histoire pour monter
nous-mêmes les vélos sur le toit. Nous devons nous
battre une fois de plus pour ne pas payer une somme exorbitante
pour de simples morceaux de métal qui voyageront sur le toit.
Katmandou est loin de ce que j'avais pu imaginer
lorsqu'il y a quelques années j'ai lu Les Chemins de Katmandou
de René Barjavel. Les temples sont maintenant cachés
derrières des bâtiments laids sans aucune âme,
noircis par l'extrême pollution qui reste coincée entre
les montagnes de la vallée de Katmandou. C'est dans une ville
résolument moderne que nous entrons ou les urbanistes et
architectes sauvages ont privilégié le béton
comme matériau de base. Très rapidement des rabatteurs
nous accostent à la sortie de l'autobus (un d'eux est même
rentré à l'intérieur du bus 10 km avant la
ville) pour nous proposer LA guesthouse la moins chère de
la ville. Comme la nuit commence à tomber, nous jetons notre
dévolu sur l'un d'eux, peut-être parce qu'il nous propose
le prix le plus intéressant. Je dois avouer que je ne m'en
rappelle plus. Et pendant que nos compagnons entrent dans les différents
mini-vans mis à disposition par lesdites guesthouses, nous
replaçons nos sacoches sur les vélos et nous nous
enfilons rapidement dans la circulation pour rejoindre le quartier
des touristes : Thamel. Les habitudes de conduite des népalais
ne sont finalement pas très différentes des indiens,
mais au moins ici, ils vous tassent de côté avec le
sourire. Mais le résultat reste le même, nous finissons
dans le bas-côté quand même!
Les rues sont mal éclairées et seuls
les phares des voitures nous permettent de deviner l'atmosphères
des rues bondées de monde. Nous suivons tant bien que mal
le mini-van qui nous amène, manque de pot, dans sa guesthouse
ou toutes les chambres sont complètes. C'est a se demander
pourquoi ils sont venu nous chercher a la sortie du bus, si l'hôtel
était plein
Incompréhensible. Mais le temps
n'est plus a dissertation philosophique sur les us et coutumes des
"katmandousiens", il fait déjà noir et nous
avons besoin d'un toit pour dormir ce soir. Il ne nous faudra que
quelques minutes a déambuler au hasard des rues de ce quartier
peuplé uniquement de touristes pour nous faire assaillir
par des rabatteurs de tous azimuts qui nous proposent tous des chambres
à 1$ par personne. Nous prenons le plus proche, car nous
n'avons qu'une seule hâte: manger une bonne fondue dans ce
restaurant que nous avons repéré dans un certain guide
francophone (pas terrible d'ailleurs, mais c'est personnel) que
nos compagnons de voyage français ont avec eux. Et c'est
autour de plusieurs caquelons de fondue au fromage de Yak que nous
terminons la soirée et surtout devant un bon verre de Bordeaux.
Cela peut paraître anodin pour certains qui
vivent cela au quotidien, mais pour nous Katmandou est un vrai Éden
gastronomique. Non pas que les plats de Turquie, d'Iran, du Pakistan
et d'Inde aient déçu nos papilles gustatives, loin
de là. Mais dans chacun de ces pays, la diversité
culinaire n'était pas au rendez-vous le long des routes que
nous fréquentions. En Turquie et en Iran, nous avons eu l'occasion
de nous remplir la panse de kebabs, sorte de brochettes de différentes
viandes apprêtées de cent façons et grillées
au feu de bois accompagné de riz. Mais c'était toujours
que du kebab
Le Pakistan et l'Inde ont mis a rude épreuve
notre résistance aux piments dans des plats agrémentés
de milliers d'épices inconnues jusqu'alors. Cependant, le
repas traditionnel des millions d'indiens à revenu modeste
que nous trouvions sur le bord des routes est composé de
dhal (soupe de lentilles hautement protéique pour remplacer
la viande qu'ils ne mangent pas), de riz blanc et de chapatis (pain
plat, rond, à base de farine et d'eau que l'on fait cuire
sur une plaque de métal). C'est très bon en soi, mais
voilà, le problème c'est que le dhal à New
Delhi a exactement le même goût que le dhal à
Varanasi, malgré les centaines de kilomètres qui les
séparent. Et, il faut l'avouer, deux mois à ce régime
(en plus de nos petits problèmes digestifs à répétition),
nous commencions à être vraiment en manque de cuisine
occidentale ou en tout cas d'un peu de diversité! Et pendant
les quelques jours que nous passons a Katmandou pour organiser notre
séjour au Népal, je pense que nous avons écumé
tous les restaurants, supermarchés et boulangeries inimaginables,
à nous goinfrer de petits pains au chocolat, de pizza, steaks,
frites, spaghettis carbonara, fondue au fromage, crêpes Suzette,
chocolat, Guinness, etc. On trouve même du Nutella dont nous
avions laissé un vague souvenir derrière nous en Italie!
Bref, blagues mises a part, c'est un bon moment pour nous pour se
ressourcer dans cette enclave touristique. Et qui contredira que
lorsque la panse est "bien" remplie, la tête fonctionne
mieux.
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Kilomètres
A vélo:
0 km
En bus: km
A pied: 42 km
Total :
km
Nombre de
jours :
Statistiques:
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